Et si tu n’étais pas (du tout) ce que tu croyais être ?
Comment cultiver une identité fluide et évolutive, en dépassant les vieilles définitions qui nous limitent
Tu t’es déjà surpris à dire cette phrase :
« Ce n’est pas moi, je ne suis pas comme ça. »
Et si c’était justement là le problème ?
Pas dans le fait que tu n’es “pas comme ça”, mais dans le besoin de te définir de façon aussi ferme.
Il y a des moments dans la vie où tout semble vaciller. Pas forcément à cause d’une crise. Parfois, c’est juste un soupir. Un moment suspendu. Tu regardes ce que tu fais, qui tu es, comment tu parles, comment tu vis… et tu te dis intérieurement :
« J’ai l’impression de jouer un rôle. »
Tu n’es pas en train de mentir. Tu fais juste ce que tu as toujours fait. Ce que les autres attendent. Ce que tu as construit pendant des années. Tu joues ton propre personnage.
Et pourtant, il y a quelque chose en toi qui se débat. Un frisson. Un désir de sortir du costume.
C’est exactement là que commence la révolution intérieure.
Pas dans le rejet. Pas dans la fuite. Mais dans la permission de redevenir mouvant.
Cet article t’invite à faire un pas de côté. À questionner non pas ce que tu fais, mais qui tu crois être. Parce que dans l’immense majorité des cas, ce n’est pas ton environnement, ta santé ou ton entourage qui te limitent.
C’est ton identité.
Ces histoires qu’on se raconte (et qui finissent par nous étouffer)
1. “Je suis comme ça” : la phrase la plus dangereuse du monde
Je me souviens d’un homme que j’ai accompagné en consultation. Appelons-le Julien. La quarantaine, consultant en entreprise, ultra-performant, très “carré”. Il venait me voir pour des troubles digestifs chroniques. Rien ne marchait.
En explorant ses habitudes, ses tensions, sa relation à lui-même, une chose m’a frappé : il vivait comme s’il devait mériter chaque respiration. Toujours parfait. Toujours utile. Jamais vulnérable.
Et à chaque fois qu’une piste sortait du cadre, il me disait :
« Je ne suis pas ce genre de personne. »
Ou pire :
« Ce n’est pas moi. Je ne suis pas fait pour ça. »
En réalité, il n’en savait rien. Il n’avait jamais essayé.
Il ne s’autorisait même pas l’expérimentation, parce que son identité était figée. Il était “celui qui assure”. “Celui qui gère tout”. “Celui qui ne se plaint pas.”
Et il étouffait dans son propre rôle.
2. Quand ton passé devient ton présent… et bloque ton futur
Tu n’es pas né en disant : “Je suis timide”, “Je suis désordonné”, “Je suis fait pour ça, pas pour ça.”
Tu as appris à te définir. On t’a dit que tu étais comme ci ou comme ça. Et tu as validé. Parfois même inconsciemment.
Et ce conditionnement agit comme un programme en arrière-plan.
“Je n’ai jamais été sportif.”
“Je ne suis pas manuel.”
“Je n’arrive jamais à tenir mes engagements.”
“J’ai toujours été comme ça.”
Et si tu n’étais pas tout ça ?
Et si tout cela n’était qu’un reflet d’une époque, d’un contexte, d’une phase ?
Est-ce que tu serais prêt à l’abandonner ? Ou bien as-tu besoin que ce passé continue de t’expliquer aujourd’hui ?
Parce qu’à un moment donné, ton histoire devient ta prison.
Ce que l’on gagne à devenir fluide (et ce que l’on doit perdre)
1. Tu gagnes de l’espace intérieur
L’identité rigide enferme. Elle resserre le champ de vision. Elle dit : « Voilà ce que je suis, donc voilà ce que je fais, voilà ce que je ressens, voilà ce que j’autorise. »
Mais une identité flexible ?
Elle dit : « Et si je devenais ? Et si j’essayais ? Et si je changeais d’avis ? »
Et là, c’est comme si tu passais d’un studio étroit à une maison avec vue.
Tu gagnes de l’air, du jeu, de la souplesse. Tu respires plus grand.
Un exemple personnel : pendant des années, je me suis défini comme “quelqu’un de logique”, “rationnel”, “terre à terre”. J’étais fier de ça. J’avais besoin d’être “solide”.
Et puis un jour, j’ai accepté de lire un livre sur l’intuition. Pas une grande ouverture. Juste une curiosité.
Et là, surprise : ça m’a bouleversé.
Pas parce que j’ai changé de croyance. Mais parce que j’ai arrêté de me censurer. Je me suis autorisé à être autre chose qu’un bloc. À m’élargir.
Depuis, je me sens moins figé, plus vivant.
2. Tu perds la sécurité… mais tu gagnes en liberté
Soyons honnêtes : ça fait peur de ne plus se définir.
Parce que l’identité, même rigide, te donne un cadre. Tu sais ce que tu fais, comment tu réagis, comment tu es perçu. C’est rassurant.
Mais cette sécurité est un leurre. Elle te coûte cher : elle te prive de croissance.
Et ce n’est qu’en acceptant une zone d’incertitude, de flou, d’instabilité, que tu peux devenir autre chose. Quelqu’un de plus libre. Quelqu’un de plus vrai.
Ce qui empêche de changer (et comment le contourner)
1. Le confort de l’inconfort connu
Changer, même en mieux, fait peur. Ce n’est pas parce qu’on est fou. C’est parce qu’on est humain.
On préfère un malaise familier à une liberté inconnue.
Tu vois, beaucoup de gens disent vouloir changer : sortir d’un schéma, arrêter de s’auto-saboter, ne plus se dévaloriser. Et pourtant, quand une porte s’ouvre, ils hésitent. Ils font un pas en arrière. Pas parce qu’ils ne veulent pas. Mais parce qu’ils ne savent pas exister autrement.
Un jour, une femme en consultation m’a dit cette phrase :
« Je préfère encore être malheureuse dans un rôle que je connais, que libre dans un monde que je ne maîtrise pas. »
C’était brut. Mais sincère.
Changer d’identité, même intérieurement, exige de traverser un tunnel. Le tunnel du doute. De la solitude parfois. Parce que les autres ne nous reconnaissent plus. Parce que nous-mêmes, nous ne savons pas encore comment nous nommer.
Et c’est pour cela que beaucoup préfèrent rester “eux-mêmes”, même si ce soi-même est douloureux.
Mais ce que tu découvres en sortant du tunnel… ça vaut tout l’or du monde.
2. Les définitions sociales (et familiales) qui nous tiennent par le cœur
Autre frein invisible : les définitions que les autres ont posées sur nous.
Tu es “le gentil de la famille”. “Celle qui arrange tout”. “Le sérieux”. “Le sage”.
Et tu sens que si tu changes, tu risques de déranger l’équilibre. Tu n’as pas envie de perdre l’amour qu’on t’accorde pour ce rôle.
Mais tu ne peux pas être libre tant que tu vis pour correspondre à une attente. Même si cette attente vient de ta mère. De ton compagnon. Ou de ton entourage professionnel.
Être fidèle à soi, parfois, c’est faire dérailler les repères des autres.
Mais tu sais quoi ? Ceux qui t’aiment vraiment finiront par aimer aussi ta vérité.
Apprendre à se redéfinir avec souplesse : les étapes d’une transformation intérieure
1. Prendre conscience de ses étiquettes automatiques
Commence ici. Pendant une semaine, observe toutes les fois où tu dis ou penses :
-
“Je ne suis pas capable de…”
-
“Ce n’est pas mon truc…”
-
“Je suis toujours comme ça…”
Note-les. Sans te juger.
Juste pour te rendre compte de l’énorme pouvoir hypnotique de tes phrases intérieures.
Chaque mot que tu utilises pour te définir est une brique. Soit elle te construit, soit elle t’enferme.
Quand tu dis :
-
“Je suis hypersensible”, tu construis peut-être une explication… ou tu t’empêches d’évoluer.
-
“Je suis bordélique”, tu justifies peut-être ton environnement… ou tu nourris l’impossibilité de l’ordre.
Et si tu remplaçais “je suis” par “j’ai tendance à…”
Et si tu ouvrais une alternative : “Et si je pouvais être aussi autre chose ?”
2. Créer un espace neutre pour expérimenter
Quand tu veux sortir d’une vieille définition, ne commence pas par en chercher une nouvelle.
Crée un espace de suspension. Un espace où tu ne sais pas. Où tu n’as pas besoin de t’étiqueter.
Par exemple :
-
Une nouvelle activité où personne ne te connaît.
-
Une écriture quotidienne sans objectif.
-
Un moment dans la journée où tu fais juste “ce qui vient”.
Je connais une thérapeute qui, chaque matin, avant de s’occuper de sa famille, fait un quart d’heure de danse libre, seule, sans musique. Elle appelle ça : “la zone sans rôle.”
Là, elle n’est pas mère, ni épouse, ni praticienne. Elle est juste corps en mouvement.
Et c’est dans ce vide créatif qu’elle dit se reconnecter à son identité la plus vivante.
3. Revoir ses piliers de définition : qui es-tu si tu n’es plus ton métier, ta famille, ton passé ?
Un exercice puissant :
Imagine que demain, on t’enlève tous tes repères sociaux.
Tu n’as plus ton prénom. Plus ton statut professionnel. Plus ton histoire personnelle.
Que reste-t-il ? Que choisis-tu de garder ? Que choisis-tu d’inventer ?
Cet exercice n’est pas fait pour te déstabiliser. Il est fait pour te ramener à ton essence.
Celle que tu es en train d’oublier sous les rôles.
Celle qui ne demande qu’à émerger.
Témoignages : quand l’identité redevient vivante
L’histoire de Claire : “J’ai cru que changer, c’était trahir. En fait, c’était me retrouver.”
Claire a longtemps été perçue comme “la gentille fille”. Dévouée, calme, toujours là pour les autres.
Mais elle portait un mal-être invisible : elle s’oubliait totalement. Et un jour, elle a craqué.
Elle a quitté son emploi dans le social. Elle a repris des études de naturopathie à 43 ans. Elle a déménagé. Et elle m’a dit cette phrase bouleversante :
“Je me sens plus moi dans cette vie nouvelle, même si elle est instable, que dans celle que j’ai vécue pendant 20 ans.”
Claire n’a pas renié son passé. Elle l’a honoré. Mais elle a choisi de ne plus se résumer à ça.
Le cas de Karim : “Je suis passé d’ingénieur à énergéticien”
Karim a toujours eu un profil scientifique. Diplômé, structuré, passionné de technologie. Et pourtant, un jour, suite à un burn-out, il découvre la médecine chinoise.
Il commence par dire : “C’est pas pour moi.” Puis il se forme. Puis il en parle à ses proches. Malaise. Rires. Incompréhension. Et malgré tout, il continue.
Aujourd’hui, il associe soins énergétiques et accompagnement en entreprise. Et il dit :
“J’ai découvert que je pouvais être deux choses à la fois. Je n’ai pas quitté ma logique. J’ai juste élargi ma palette.”
Karim a compris que l’identité n’est pas un tunnel, mais un éventail.
Tu as le droit d’évoluer, de t’agrandir, de changer d’histoire
Ce que tu as été n’est pas une malédiction. C’est juste une étape. Un chapitre de ton histoire. Tu as le droit d’y mettre un point final, ou de le prolonger différemment. Tu n’as pas besoin de t’excuser d’évoluer. Tu n’as pas besoin de permission pour redevenir vivant.
Il y a en toi des identités en sommeil, des voix plus douces, plus audacieuses, plus vraies… qui attendent juste que tu les écoutes.
Alors au lieu de continuer à répéter « je suis comme ça », demande-toi :
« Qui suis-je en train de devenir ? »
Ce n’est pas en répétant l’ancien que tu créeras du nouveau.
C’est en ouvrant un espace de silence, d’intuition, de mouvement… que tu découvriras des dimensions de toi que tu n’as encore jamais rencontrées.
Et si cette transformation te parle, si tu sens qu’il est temps d’aller plus loin, je t’invite à réserver un accompagnement personnalisé. Ensemble, nous pourrons explorer comment te libérer de tes anciens conditionnements et retrouver une santé plus cohérente avec ce que tu es en train de devenir.
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Et toi, qui es-tu en train de devenir ?
Est-ce que certaines phrases de cet article t’ont fait écho ?
As-tu déjà eu l’impression de jouer un rôle que tu ne veux plus incarner ?
Quelles sont les définitions que tu aimerais abandonner pour devenir plus vivant, plus vrai, plus libre ?
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FAQ – Question – Réponses
Comment savoir si je suis enfermé dans une identité rigide ?
Un bon indicateur, c’est de repérer les phrases que tu répètes souvent à ton sujet : “Je suis comme ça”, “Je ne peux pas changer”, “J’ai toujours été ainsi”. Ces affirmations montrent que tu as figé certains aspects de toi-même. Une identité fluide est marquée par des phrases comme “j’explore”, “je tends vers”, “je suis en train de devenir…”.
Pourquoi est-ce si difficile de se redéfinir à l’âge adulte ?
Parce que notre cerveau aime les repères fixes. Plus on avance en âge, plus on a tendance à s’identifier à notre parcours, nos expériences, nos rôles sociaux. Mais cultiver une identité évolutive après 40 ans, c’est non seulement possible, c’est vital pour garder notre énergie en mouvement.
Est-ce que changer d’identité, c’est renier son passé ?
Non, c’est l’intégrer autrement. Ce n’est pas oublier qui tu as été, c’est cesser de croire que tu n’as droit qu’à cette version de toi. Le passé t’a formé. Mais il ne te définit pas.
Comment la médecine naturelle peut-elle accompagner ce changement d’identité ?
En médecine chinoise, par exemple, on considère que l’identité rigide fige l’énergie, crée des stagnations, et affecte les organes associés au mouvement (foie) et à l’adaptabilité (rate). Des approches douces comme la biorésonance, la gemmothérapie, ou des points d’acupuncture peuvent t’aider à libérer les mémoires émotionnelles figées, et à remettre du mouvement là où tout semble cristallisé.
Quels sont les signes d’une identité figée qui impacte la santé ?
Tu peux ressentir de la fatigue chronique, des tensions inexpliquées, une perte de sens, des ruminations mentales fréquentes. Beaucoup de troubles de santé sont liés à une stagnation de l’énergie vitale causée par une rigidité intérieure. Apprendre à te redéfinir peut littéralement relancer la circulation.
Georges RICHARD